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Courrier adressé aux
12 députés européens Français d’EELV dont Daniel Cohn-bendit ,Eva Joly,José Bové etc
4 députés d’EELV de l’ assemblée nationale dont Noél Mamère, Yves cochet etc
10 Sénateurs d’ EELV dont MC Blandin
16 conseillers régionaux d’ EELV de la région Nord Pas de Calais.
Mme et M les élus d’ EELV
Vous n’êtes pas sans savoir les difficultés que rencontre actuellement la compagnie maritime Seafrance filiale à 100% SNCF. Après avoir en 2010 supprimé 700 emplois, Seafrance est actuellement en liquidation judiciaire. En plus de ce naufrage organisé , la vente à « bas prix » de ses deux navires (RENOIR et CEZANNE) à une compagnie panaméenne dans le but d’être mis à la casse en Inde est un véritable scandale. C’est pourquoi je souhaiterais que vous interveniez rapidement auprès des institutions politiques pour exiger le respect des lois et des traités .
Dans l' espoir que vous prendrez en considération ma requête,
très cordialement
Pierre COPPIN
COMMUNIQUE
La méthode "ni vu ni connu "pas très orthodoxe chez SEAFRANCE
Les craintes des associations Robins des Bois et Morglaz étaient malheureusement fondées. Vendu cet été par SeaFrance à une obscure société (apparemment panaméenne), l'ancien ferry Cézanne a été échoué sur une plage d'Alang, où il va être démantelé par les ferrailleurs indiens.
Rebaptisé Western Light, le navire avait quitté Dunkerque pour finalement gagner la Méditerranée et, après avoir franchi le canal de Suez, rejoindre l'océan Indien. L'ex-Seafrance Renoir, également cédé par la compagnie française et renommé Eastern Light, devrait connaître le même sort, puisque après avoir été brièvement exploité en Méditerranée, il était signalé le mois dernier au large des côtes indiennes.
Cette situation est dénoncée par Robins des Bois et Morglaz, qui déplorent que ces ferries en fin de vie aient été vendus et non démolis en France ou dans un pays de l'OCDE, comme le veut la législation.
Seafrance demeure néanmoins en règle puisque ses anciens bateaux ont été cédé en état de fonctionnement et ont été exploités avant de faire route vers Alang. Ce n'est qu'après les avoir repris que leur nouveau propriétaire a décidé de les envoyer à la ferraille. Une situation qui n'est pas sans présenter, selon les associations, une certaine hypocrisie.
Et rappeler un phénomène courant dans le transport maritime : se débarrasser de vieilles coques pour éviter un coûteux et contraignant démantèlement en Europe. « En dépit de la réglementation européenne sur l'exportation des déchets et des discours officiels vertueux, la fuite des navires européens vers les chantiers asiatiques continue.

Le même tour de passe-passe se répète inlassablement : vente miracle à un "armateur" fantôme non européen, repavillonnage sous des couleurs complaisantes et mise à la casse incognito. Au-delà des
déclarations d'intention, l'exemplarité des Etats fait une nouvelle fois défaut », estime notamment RobinsdesBois.
Pour mémoire, les Cézanne et Renoir ont été construits en 1980 et 1981, SeaFrance les ayant désarmés en 2009.
Comment l’Etat Français a t’ il pu autoriser la compagnie maritime Seafrance filiale à 100% de la SNCF ce tour de passe- passe ??
Le Ministère de l'Ecologie ne se serait pas opposé à cette vente, feignant de croire contre toute logique que le Cezanne et le Renoir poursuivraient quelque part leur exploitation et notant au passage que les taux d'empoussièrement par l'amiante dans les coursives du Renoir ne dépassaient pas les seuils d'alerte. C'est quoi pour ces fonctionnaires et conseillers ministériels le seuil d'alerte ?
La France malgré toutes ses " ces " déclarations est bien comme les autres pays incapables de respecter ses engagements et ses écrits. Dans ce cas bien précis elle devait se douter (ou alors quelle naïveté ou incompétence) que ces navires partaient à la casse car ça se passe toujours comme ça en catimini.
D’après certaines sources, à la casse en Inde ou au Bangladesh, les deux navires de Seafrance rapporteraient au cour actuel à leurs derniers propriétaires environ un total de 7 à 8 millions de dollars tout en exposant les ouvriers à des risques multiples dont ceux de l’amiante.
Nous devons donc exiger que le ministère de l’écologie entame rapidement les démarches indispensables au retour immédiat de ces deux navires, afin qu’ils soient déconstruits en France dans le respect de l’Homme, du droit social et de l’environnement
Pierre COPPIN