Ouvrir le son
1° ) AGENDA 21 de la COMMUNE de LE PORTEL
2° ) AGENDA SCOLAIRE de la COMMUNE de LE PORTEL
( source : GLOBAL et LOCAL.eu )
A) AGENDA 21 sur LE
PORTEL
Les différentes étapes de la mise en place de l’Agenda 21 sur le Portel
1. La mobilisation des
acteurs sur la Commune
2. Le diagnostic : établir un état des
lieux
3. Définir les axes stratégiques de la démarche
communale
4.Structurer et programmer le plan d’actions
5.La mise en place des actions et leur évaluation
6.Communiquer pour
expliquer et sensibiliser afin de créer l’adhésion.
L’Agenda 21 local, Agenda pour le XXIème siècle - autrement dit « ce qui doit être fait pour le XXIème
siècle » correspond à la définition d’un ensemble cohérent d’objectifs que se fixent les différents acteurs locaux, en premier lieu la commune.
C’est une démarche qui fait converger :
les politiques de développement économique local,
de développement social et de lutte contre les inégalités,
de protection de l’environnement et de gestion économe des
ressources naturelles et d’aménagement.
Les enjeux que recouvre la mise en place d’un Agenda 21 sur la commune de Le Portel-Plage
Mettre en place un Agenda 21 sur Le Portel … …revient à se doter d’une démarche engageante destinée à préserver les environnements qui conditionnent la qualité de vie et le cadre de vie de la Commune. …
revient à poursuivre et à engager la Ville dans des démarches éco-responsables qui seront à l’origine d’économie et de gains en qualité de vie.
Un Agenda 21 sur le Portel : comment ?
Les phases de l’Agenda
21 correspondent au déroulement d’une démarche de projet et d’amélioration continue. La démarche d’élaboration d’un Agenda 21 local est assez classique puisqu’elle passe par les étapes du
diagnostic, de la détermination d’une stratégie, de la conception de plans d’actions, de la mise en oeuvre de ces plans et de l’évaluation. Ainsi, la mise en place de l’Agenda 21 de la Ville du
Portel va suivre le processus suivant :
1.Mobilisation des acteurs 2009
2.Diagnostic environnemental 2010
3.Stratégie environnementale Communale 1er semestre 2011
4.Plan d’actions 2ème semestre 2011
5.Mise en œuvre des actions et évaluation permanente dès 2011
6.Promotion et gestion participative dès 2011
Mise en place sur 2009 : l’adhésion par la mobilisation des acteurs (4 à 6 mois).
Une instance de validation politique : la validation de l’état des lieux puis du diagnostic partagé par le
bureau municipal fera l’objet d’une présentation à la commission puis au sein du Conseil, voire d’une délibération de principe.
Notre Conseil Municipal délibérera en particulier sur les étapes importantes de la démarche : engagement,
validation de la stratégie, validation du programme d’actions.
2010 : Le diagnostic environnemental (12 mois).
Le groupe opérationnel, et dans un premier temps les porteurs de service ou chef de service établissent un état
des lieux en recensant en particulier :
ce qui est déjà mis en place dans le
service et sur la commune et qui répond aux préoccupations de l’agenda 21
ce qui est partiellement mis en place ou ce qui pourrait être mis en place
dans le cadre des objectifs de l’agenda 21.
Et en fonction, ce qui doit être considéré comme un enjeu majeur en terme d’actions à poursuivre, à développer
ou à mettre en place.
Chaque élément mis en valeur doit être mesuré et caractériser un « point zéro » de l’Agenda 21 afin
de pouvoir mesurer très concrètement et quantifier les résultats obtenus ou à venir.
Les différentes commissions Agenda 21 qui rythmeront l’année 2010, chercheront à formaliser, à structurer et à
hiérarchiser les enjeux et les objectifs à partir de la présentation du diagnostic proposé par le chef de service ou le porteur.
Exemples d’enjeux et d’objectifs
1. L’exemplarité de la collectivité locale
Avant de mobiliser d’autres acteurs, notre collectivité locale doit continuer de viser une certaine exemplarité
ou "éco-responsabilité" dans les domaines où elle maîtrise entièrement la décision et l’action : • Former les agents sur la démarche Agenda 21 local pour modifier les pratiques dans leur
métier au regard du développement durable ; • Orienter la commande publique en faveur de produits et services respectueux de l’environnement et d’un standard de conditions sociales de
production ; • Optimiser l’éco-responsabilité de la collectivité dans son fonctionnement : achats, gestion de l’eau, des déchets, de l’énergie, de la gestion des espaces verts, du
patrimoine bâti (construction et réhabilitation selon la démarche HQE®), du domaine non-bâti, des déplacements ;
2- Gestion raisonnée des ressources naturelles et des déchets sur la
Commune :
• Économiser et protéger la ressource en eau, traiter son assainissement ; • Protéger la qualité des sols
et sous-sols ; • Economiser les matières premières ; réduire les consommations d’énergie dans les transports, le bâtiment, l’industrie et l’habitat ; • Soutenir la production et
l’utilisation d’énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…) • Réduire à la source la production de déchets • Valoriser les déchets (recyclage, compostage, valorisation
énergétique…) ; • Respecter la multiplicité d’usages, les équilibres et la continuité des espaces naturels pour veiller à la conservation de la biodiversité.
3- Aménagement du territoire - Maîtrise de la consommation
d’espace
• Protéger les écosystèmes riches et fragiles, assurer la continuité des
espaces naturels, poursuivre la création de trames vertes au milieu de notre commune. • Valoriser le patrimoine, les espaces publics et leur fonction sociale.
4- Développement social et culturel équitable et
solidaire
• Rendre effectif l’accès de tous les habitants, et en particulier des
plus démunis, aux biens fondamentaux, notamment par des services publics de qualité : éducation, santé, logement, eau, énergie, espaces naturels ; • Informer tous les publics sur les
comportements à risques en matière sanitaire, faciliter l’accès aux examens de prévention ; • Favoriser la création culturelle, la diffusion des identités et des pratiques culturelles dans
leur diversité • Faciliter l’accès des personnes handicapées aux biens fondamentaux, à l’emploi, aux équipements publics, aux lieux de la vie quotidienne…
5- Développement d’une mobilité durable
• Faciliter la mise en place d’une offre de transports alternative à la
voiture (travailler sur le maillage des pistes cyclables et les cheminements piétons…)
• Agir sur le stationnement
6- Solidarité internationale et coopération décentralisée - (En particulier avec
KAWARA, village ami du Burkina Faso et Stockelsdörf, Ville allemande avec laquelle nous sommes jumelé)
• Développer les échanges culturels et de savoir faire, le partage
d’expériences diverses. • Promouvoir le commerce équitable ; • Élaborer ou soutenir des projets contribuant aux Objectifs du Millénaire pour le développement définis par les Nations Unies
(alimentation, accès à l’eau, éducation, santé, énergie) • Coopération avec l’Allemagne (Stockelsdörf) en particulier sur les énergies propres et renouvelables …
7- Santé :
• Mieux connaître et faire connaître les déterminants de la santé • Réduire les inégalités d’accès à
l’information liée à la santé et aux soins • Offrir un cadre de vie agréable et sain
8 – Culture et éducation
• Facilité l’accès à une éducation et à une formation de qualité • Faire
de la culture un facteur de vitalité et de développement durable du territoire • Eduquer dans les écoles aux pratiques eco-citoyennes …
9 – Sports et loisirs
• Faire du sport un facteur d’intégration sociale et éducatif • Faire du
sport et avoir des loisirs
1er semestre 2011 : élaboration de la stratégie locale.de développement durable (sur 6 mois)
La formalisation d’une stratégie à la suite d’un large recensement des enjeux et des objectifs à atteindre va
permettre de se projeter dans le moyen terme, de donner une cohérence aux actions qui vont découler, de créer des convergences entre acteurs autour d’une vision commune. L’ébauche de la stratégie
est alimentée par :
La définition et la validation de notre stratégie de
développement durable
La liste des enjeux pointés durant la phase de
diagnostic
Un travail de hiérarchisation de ces enjeux effectué au sein des instances de
concertation et auprès des différentes "parties prenantes" de la démarche. Il sera demandé aux participants de positionner les enjeux puis les objectifs sur une échelle de
priorité.
L’adoption d’un objectif stratégique devra s’assortir d’une réflexion sur les indicateurs permettant de mesurer le niveau d’atteinte de
cet objectif, pour préparer l’évaluation.
L’élaboration du projet de programme d’actions
Le programme d’actions est élaboré à partir d’une synthèse des propositions recueillies auprès des participants
à la concertation, des services et des élus. Nous pourrons notamment travailler par ateliers thématiques pour hiérarchiser les priorités :
L’estimation de la faisabilité technique : chaque action retenue est évaluée en terme de faisabilité technique
(conditions de mise en oeuvre)
L’estimation budgétaire : dans la mesure du possible (car certaines actions pourront relever d’objectifs
qualitatifs), chaque action devra être chiffrée en termes de coûts et d’éventuelles recettes.
1. Dès le second semestre 2011
Les arbitrages et validations politiques :
In fine, il
revient au bureau municipal d’arbitrer, parmi les différentes propositions que lui proposera la commission. Le bureau devra se positionner pour retenir des actions qui peuvent être immédiatement
mises en oeuvre, celles qui pourraient être intégrées à un plan d’actions ultérieur, et celles qui relèvent vraiment du long terme. Les choix du bureau seront ensuite présentés en commission puis
au Conseil Municipal à travers une délibération engageant la Commune
2. La présentation du programme d’actions :
Présenté en commission et en conseil municipal, ce programme d’actions sera décliné par thème sous la forme de
fiches synthétiques. Chaque action doit être décrite (contexte, objectif, tâches opérationnelles), sa mise en œuvre expliquée (pilote, partenaires, moyens humains, moyens financiers,
concertation, évaluation).
Sans attendre la planification, notre commune pourra initier des actions concrètes qui auront valeur d’exemple
et renforceront la mobilisation des acteurs dans le processus.
Dès 2011 :
La concertation et l’évaluation sont permanentes. L’évaluation s’appuie sur des méthodes et des indicateurs débattus,
partagés et opérationnels.
Le travail de diagnostic et de mise en forme d’objectifs à atteindre a également préparé les conditions de l’évaluation
des actions mises en oeuvre.
Au-delà de l’évaluation du degré d’atteinte de l’objectif en fonction des indicateurs proposés, il conviendra
de nous interroger lors des commissions sur :
La qualité du processus en lui-même
(participation, décision, amélioration…),
La réalisation et les résultats des actions
programmées,
Les impacts de ces actions et les évolutions constatées sur la commune.
Un « bon » indicateur Agenda 21 doit respecter certaines qualités et
caractéristiques :
Pertinence vis-à-vis du sujet
Objectivité : capacité à refléter les évolutions de la réalité, et donc le niveau de réponse aux objectifs du
projet .
Validité scientifique et statistique des données.
Disponibilité : caractère accessible des données, à moindre coût.
Lisibilité : simplicité et lisibilité pour tout type de public.
Pour mener à bien les différents niveaux d’évaluation cités précédemment, sont utilisés de préférence deux
grands types d’indicateurs :
Les indicateurs de réalisation.
Ils portent sur les réalisations physiques ou immatérielles découlant directement de l’action concernée :
m² de panneaux solaires installés, nombre de composteurs, …
Les indicateurs de résultat.
Ils décrivent comment les bénéficiaires réagissent à l’action qui est censée leur profiter : nombre de
personnes ayant profité de l’aide à l’installation de panneaux solaires, nombre d’habitations avec jardin disposant de composteur, proportion de portelois
récupérant les eaux pluviales …
Cette évaluation se formalise par l’élaboration d’un tableau de bord ou système d’indicateurs de développement
durable. Un tableau de bord est un système organisé d’indicateurs mis à jour régulièrement dans une perspective de suivi, de gestion, d’évaluation et d’aide à la décision.
Il nous reviendra de mettre en place ensemble et de manière évolutive ces tableaux de bord.
• La population locale sera informée de la mise en place de l’Agenda 21 par les différents supports média et
hors média que mettra en place la Commune. • La logique et la démarche d’objectifs sont les suivantes : Expliquer pour …
Sensibiliser …
Afin de faire adhérer et susciter un élan participatif
et associer la population locale, école, associations et entreprise à la mise en place de l’Agenda 21. Mise en place de “forums locaux du développement durable” (Forum 21, par exemple), c’est à
dire, une instance de concertation.
Financer l’Agenda 21 local du Portel :
élaborer et mettre en oeuvre un Agenda 21 local ne génère pas nécessairement des coûts supplémentaires
importants pour la collectivité locale dans la mesure où il s’agit davantage de concevoir autrement la politique urbaine plutôt que de superposer un nouveau dispositif aux dispositifs déjà en
place.
Il convient donc de s’appuyer …
En termes de dépenses : sur le travail de diagnostic des services qui auront notamment chiffré le coût
induit par la mise en place d’une action.
En termes de recettes : sur les outils
financiers existants qui sont ceux liés aux procédures contractuelles qui peuvent exister entre les collectivités locales, l’Etat, l’Union européenne et les établissements publics
(dotations).
En termes de recettes : sur les économies induites par la mise en place de certaines actions.
B ) Agenda 21 Scolaire de "Le Portel
Plage"
Pour commencer, un rappel :
Un agenda 21 scolaire – c’est quoi ? L’agenda 21 scolaire est un processus dynamique qui permet de
mettre en œuvre un plan d’actions pour le développement durable à l’échelle d’une école.
Il s’agit de mobiliser sur la question du développement durable l’ensemble des acteurs qui interagissent sur
le fonctionnement de cet établissement (enseignants, élèves, parents, direction de l’établissement, personnel d’entretien, services de la commune).
Un agenda 21 scolaire – Pourquoi ?
1. Les enfants sont les meilleurs prescripteurs et vecteur de sensibilisation. 2. Vertus éducatives :
Education à l’environnement s’inscrit dans une démarche d’éducation à la citoyenneté. 3.Les enfants et au-delà les générations à venir sont au coeur des préoccupations que décline le
développement durable.
Un agenda 21 scolaire – Comment ?
1. Présentation de la démarche Agenda 21 Communal et de la mise en place d’un agenda 21 scolaire dans le
cadre du Conseil d’école de chaque établissement scolaire. 2. Mise en place d’un comité de pilotage dans chaque établissement .Ce comité de pilotage sera constitué de membres de la communauté
éducative et aura en charge l’élaboration, la mise en œuvre, l’animation, l’évaluation et le suivi de l’Agenda 21 scolaire. 3. L’année scolaire en cours permettra d’identifier des thèmes et des
programmes d’actions qui s’inscriront dans les référentiels des savoirs enseignés au sein des différentes classes de l’école. Les thèmes proposés (à titre indicatif)
concerneront :
L’alimentation et la consommation
durable
L’eau
La gestion des déchets
Le réchauffement
climatique
La santé
L’habitat Le
patrimoine naturel et la biodiversité La solidarité internationale
4. Chaque thème proposé aux enseignants est placé en correspondance avec le programme des différents cycles
d’étude. Ces correspondances sont identifiées dans ce programme d’actions.
Très concrètement, un Agenda 21 scolaire pour quelles actions et quelles démarches ?
L’alimentation
« Je mange sain et varié pour être en meilleure santé »
Enseigner aux enfants les enjeux d’une bonne alimentation
Sensibiliser les enfants aux risques et aux méfaits de l’obésité
Apprendre à connaître la valeur nutritionnelle des produits
Reconstruire le lien alimentation, agriculture et santé
Sensibiliser les enfants à la malnutrition et à la famine
Diminuer les déchets des cantines scolaires
Favoriser les produits de saison dans les menus
Participer à la semaine du goût
Faire
venir ou se rendre chez un producteur local
Apprendre à connaître la provenance des
aliments consommés
Faire découvrir les produits biologiques.
L’eau
« L’eau est une ressource qui va devenir rare et précieuse …Je ne la gaspille
pas »
Réduire sa consommation d’eau en mettant en place un plan d’actions simples
et concrètes (couper l’eau pendant que je me savonne les mains, par exemple - Je fais attention à ma consommation d’eau ; je prends une douche plutôt qu’un bain ; je ferme le robinet
pendant que je me lave les dents et j’utilise un gobelet pour les rincer), …
Proposer
une campagne contre la pollution de l’eau
Limiter le rejet des produits polluants dans
le réseau d’eau
Utiliser le jumelage avec KAWARA pour comparer les modes de consommation d’eau.
La gestion des
déchets
« Je limite la production de mes déchets et je les trie »
Favoriser le tri sélectif et le mettre en place dans chaque classe et non simplement au niveau de
l’école
Education à la citoyenneté et au vivre ensemble : dépôts déchets dans les
poubelles et non par terre (cour de récréation !)
Acheter des produits
recyclables et sensibiliser au gaspillage : achat de piles rechargeables, par exemple, matériel extrêmement polluant)
Sensibiliser les
enfants et le personnel sur les déchets en mettant l’accent sur les déchets générés par l’établissement mais également ceux directement liés aux habitudes de consommation des enfants (goûters
emballés, bouteille plastique…).
Autres thèmes d’actions développés :
Le réchauffement climatique
La santé et le bien -être
L’habitat « Vivre dans un environnement sain »
Le patrimoine naturel et la biodiversité « La biodiversité, j’en ai besoin pour vivre »
La solidarité
internationale « Le monde est un grand village que l’on partage »
Formation recommandée par G&L sur ce thème : voir
offres (Onglet :Formations) et contacter formation@global-et-local.eu ou 01 78 51 06 22
Un Agenda 21 inspiré par cette pensée : « Pour que nos enfants portent la voix de la Terre ». A
l’image de son Agenda 21 local, Le Portel nous offre un véritable modèle d’organisation et de communication de son programme d’actions, cette fois appliqué
aux milieux scolaires et donc chargé d’un fort contenu pédagogique et (éco)citoyen.